Il y a quatre ans, à 12h30, une file de salariés attendait devant votre comptoir avec leurs cartes titres-restaurant. Aujourd’hui, la file est au supermarché d’en face, où la même carte paie un sandwich triangle, une salade sous film, et, tant qu’on y est, les yaourts et le paquet de pâtes du soir. Vous n’avez rien changé. Ce qui a changé, c’est la loi, en 2022, « à titre temporaire », prolongée chaque année depuis, et qu’une proposition de loi veut maintenant graver dans le marbre.
Le titre-restaurant a été inventé pour payer le déjeuner des salariés au restaurant. C’est écrit dans son nom. En quatre ans, il est devenu un moyen de paiement alimentaire généraliste, et la restauration en a payé le prix : plus d’un milliard d’euros de dépenses par an partis vers la grande distribution. La réforme débattue à la rentrée 2026 ne renverse pas cette tendance ; elle l’organise. Il faut donc faire deux choses en même temps : comprendre ce qui va changer, et arrêter d’attendre que la loi ramène les clients.
Ce guide explique ce que contient le texte, les chiffres du manque à gagner, ce que la dématérialisation de 2028 change concrètement dans votre caisse, la question des commissions, et surtout le plan pour aller rechercher, un par un, les déjeuners partis au supermarché. Il complète notre guide sur le midi en semaine.
Ce que le titre-restaurant pèse, et ce que la restauration a perdu
Le titre-restaurant est un marché considérable : plus de 5 millions de salariés en bénéficient, pour plus de 10 milliards d’euros de volume annuel, acceptés dans environ 244 000 établissements, avec un plafond d’utilisation quotidien de 25 € (Culture RH, avril 2026). D’après l’enquête Edenred x Ifop publiée en juillet 2026 auprès de 2 500 actifs, 93 % des bénéficiaires jugent le dispositif essentiel, ils dépensent en moyenne 10 € pour leur déjeuner contre 8,30 € pour les autres actifs, et 76 % réduiraient leurs sorties au restaurant si le titre disparaissait. C’est le carburant du déjeuner.
Sauf que ce carburant alimente de moins en moins les restaurants. Le GHR a chiffré le déplacement : la part des dépenses en titres-restaurant réalisée dans la restauration est passée de 46,5 % au quatrième trimestre 2022 à 34,3 % au premier trimestre 2026, et le manque à gagner pour le secteur atteint 1,22 milliard d’euros par an depuis l’élargissement aux courses alimentaires. Fin 2024, 31,5 % des dépenses se faisaient déjà en supermarché, contre 39,5 % chez les restaurateurs (Culture RH). Dans le même temps, 9 721 défaillances d’entreprises ont été enregistrées dans les hôtels, cafés et restaurants sur douze mois à juillet 2026, en hausse de 7,4 % (données Altares reprises par le GHR), et Food Service Vision mesurait en mai 2026 que 33 % des consommateurs avaient réduit leurs dépenses au restaurant.
Le lien n’est pas mécanique, mais il est réel : le déjeuner de semaine, celui que le titre-restaurant finançait, est le service qui a le plus souffert.
Ce que contient la proposition de loi débattue à la rentrée 2026
Le texte a été déposé à l’Assemblée nationale le 9 juin 2026 par Christophe Naegelen, député et président du groupe Liot, avec le soutien du gouvernement (le ministre du Commerce, Serge Papin, en a fait un axe des Assises de la restauration). Son examen est prévu à la rentrée 2026. Voici ses mesures principales, telles que décrites par la presse spécialisée ; le texte peut évoluer au cours du débat.
La pérennisation de l’usage en supermarché. L’utilisation des titres pour les courses alimentaires, temporaire depuis 2022 et prolongée chaque année jusqu’au 31 décembre 2026, deviendrait définitive. Tout produit alimentaire pourrait être acheté, à quelques exceptions (alcool, confiseries, aliments infantiles et pour animaux). C’est la mesure que les organisations de restaurateurs combattent, et celle que le gouvernement défend comme une mesure de pouvoir d’achat.
La fin du titre papier au 1er janvier 2028. Plus d’émission de titres papier à partir de cette date : tout passe par la carte ou l’application. Pour vous, c’est la fin de la manipulation des chèques, des bordereaux de remise et des délais de remboursement associés.
L’utilisation le dimanche et les jours fériés, par décret dès le vote de la loi, avec une application visée avant la fin de l’année.
Le don aux associations d’aide alimentaire, légalisé.
La transparence sur les commissions. Plutôt qu’un plafonnement direct des commissions prélevées sur les restaurateurs, le texte prévoit des mesures de transparence et interdit les remises accordées aux employeurs lors de la cession des titres, remises qui étaient financées par les commissions payées par les commerçants.
Une piste alternative, évoquée au printemps 2026 mais non retenue dans le texte déposé, prévoyait un double plafond : 25 € au restaurant et 15 € en grande surface. Elle pourrait revenir par amendement. Le plafond quotidien de 25 € n’est pas modifié dans le texte tel que déposé.
Ce que ça change pour vous, concrètement
Quatre conséquences pratiques, dans l’ordre d’importance.
La concurrence du supermarché ne s’arrêtera pas. Si le texte est adopté, la salade sous film payée en titres-restaurant est là pour rester. Attendre un retour de la clientèle par la loi est un pari perdu ; il faut aller la chercher (voir plus bas).
Le papier disparaît en 2028. Si vous acceptez encore des titres papier, préparez la fin de ce flux : les remises de chèques, les bordereaux et les délais de remboursement de la centrale disparaîtront. Vous devez être équipé pour accepter toutes les cartes titres-restaurant (les émetteurs sont plusieurs, et une carte refusée est un client perdu) et les paiements par application. Vérifiez auprès de votre banque et de votre terminal de paiement que tous les émetteurs sont acceptés.
Le dimanche devient un jour de titres. Pour un restaurant ouvert le dimanche, c’est une clientèle nouvelle : les salariés qui pourront utiliser leur carte pour le brunch ou le déjeuner du dimanche. À afficher dès l’entrée en vigueur.
Les commissions restent votre sujet. Les émetteurs prélèvent une commission sur chaque titre remboursé au restaurateur, qui se situe couramment autour de 3 à 5 % selon les contrats et les émetteurs. Le texte apporte de la transparence, pas de plafond : lisez votre contrat, comparez, et négociez, en particulier si vous êtes en zone de bureaux où les titres représentent une part importante de vos encaissements du midi.
Ce qui ne change pas : vos obligations et vos droits
Trois rappels utiles, parce que les idées fausses circulent.
Vous n’êtes pas obligé d’accepter les titres-restaurant. Mais si vous les acceptez, vous devez respecter les règles d’utilisation : le plafond quotidien, les jours d’utilisation (aujourd’hui du lundi au samedi, sauf mention particulière ; le dimanche après la réforme), et le paiement de repas ou de préparations alimentaires. Vous ne pouvez pas rendre la monnaie sur un titre papier.
Vous pouvez accepter les titres pour la vente à emporter, ce qui vous concerne directement si vous avez mis en place un click and collect : un client peut payer sa formule du midi à emporter avec sa carte titre-restaurant, en ligne ou au retrait, si votre solution de paiement le permet. C’est un argument face au supermarché.
Et vous devez afficher que vous les acceptez : sur la vitrine, sur la fiche Google (l’attribut existe dans les moyens de paiement), sur le site. Un salarié qui hésite entre deux adresses à 12h25 choisit celle dont il est sûr qu’elle prend sa carte.
Le plan pour ramener les déjeuners partis au supermarché
Le salarié qui achète une salade sous film à 6 € avec sa carte n’a pas cessé d’aimer les restaurants. Il a arbitré sur trois critères : le temps, le prix, et la certitude. Le plan s’attaque aux trois.
Une formule qui se compare à la salade. Pas sur le prix, vous ne gagnerez pas à 6 €, mais sur ce que le client a réellement pour 10 à 14 € : un vrai plat chaud, préparé, servi ou emballé, sans file d’attente. La formule du midi à prix rond (plat du jour à 11-13 €, formule à 14-16 €), décrite dans notre guide sur le midi en semaine, est calibrée pour le budget des bénéficiaires de titres, qui dépensent 10 € en moyenne et dont le plafond est de 25 €.
Le temps. La pause déjeuner dure 46 minutes en moyenne (Edenred x Ifop, 2026). La salade gagne parce qu’elle se prend en trois minutes. Votre réponse : la précommande en ligne, avec un créneau de retrait ou une table où le plat arrive cinq minutes après qu’on s’est assis. Le click and collect payable en titres-restaurant est l’arme directe contre le rayon frais, comme nous l’expliquons dans notre guide sur le click and collect pour un restaurant traditionnel.
La certitude. « Titres-restaurant acceptés, toutes cartes » sur la vitrine, la fiche Google, le site, le flyer déposé dans les bureaux. Et la réservation en ligne pour le midi, qui garantit la table à 12h30 sans appel.
Les bureaux. Une tournée des entreprises du quartier, avec une offre : la formule du midi payable en titres, la commande groupée, la table de l’équipe du jeudi. Le titre-restaurant est un avantage d’entreprise : c’est dans l’entreprise que se décide où il est dépensé. Un office manager qui relaie votre formule à trente salariés vous ramène dix déjeuners par jour.
La fidélité du midi. La dixième formule offerte, suivie automatiquement quand le client réserve ou commande avec son numéro. Le salarié qui vient quatre fois par semaine mérite qu’on le reconnaisse, et la mécanique le fait choisir vous plutôt que le rayon frais un jour de flemme.
Le dimanche, dès que la loi le permet. Si vous êtes ouvert, annoncez que les titres sont acceptés le dimanche pour le déjeuner ou le brunch, et proposez une formule en conséquence.
Comment un titre vous est remboursé, et ce que ça coûte
Beaucoup de restaurateurs acceptent les titres sans avoir regardé la mécanique. Elle a deux formes, et 2028 n’en laissera qu’une.
La carte. Le salarié paie avec sa carte titre-restaurant sur votre terminal, comme une carte bancaire, dans la limite du plafond quotidien. L’émetteur vous verse le montant, sous quelques jours, après déduction de sa commission. Pas de manipulation, pas de bordereau, une trésorerie rapide. Le point à vérifier : que votre terminal accepte tous les émetteurs, dont les acteurs récents apparus depuis 2020, et non seulement les historiques.
Le papier. Le salarié vous remet un chèque ; vous le tamponnez, vous constituez une remise, vous l’envoyez à la centrale de remboursement, qui vous verse le montant sous un délai qui peut atteindre plusieurs semaines, commission déduite, avec parfois des frais de traitement supplémentaires. Ce circuit disparaîtra avec la fin de l’émission des titres papier au 1er janvier 2028. Si une part importante de vos encaissements passe encore par le papier, commencez dès maintenant à orienter vos clients vers la carte : vous y gagnerez en trésorerie et en temps.
La commission. Elle est prélevée sur le montant remboursé et varie selon l’émetteur, le volume et le contrat : couramment de l’ordre de 3 à 5 %. Sur 4 000 € de titres encaissés par mois, cela représente 120 à 200 € : ce n’est pas rien, mais c’est le prix d’accès à la clientèle la plus régulière qui existe, et c’est inférieur au coût de la plupart des autres canaux d’acquisition. Ce qui est vrai, c’est qu’il faut le savoir et le négocier, en particulier si vous êtes en zone de bureaux. La réforme prévoit plus de transparence sur ces commissions et interdit les remises aux employeurs qu’elles finançaient ; elle ne fixe pas de plafond.
Le double plafond : la mesure que les restaurateurs attendent
L’idée d’un plafond distinct, 25 € au restaurant et 15 € en grande surface, a circulé au printemps 2026 comme piste alternative à la pérennisation pure et simple. Elle n’est pas dans le texte déposé en juin, mais elle peut revenir par amendement pendant le débat, et les organisations professionnelles la défendent.
Ce qu’elle changerait : un salarié disposant de 25 € par jour pourrait toujours faire ses courses avec sa carte, mais dans la limite de 15 €, ce qui redonnerait un avantage relatif au restaurant pour les déjeuners complets. Ce qu’elle ne changerait pas : la salade sous film à 6 € resterait payable en supermarché. L’effet serait donc réel mais partiel, et il ne dispense d’aucun des leviers décrits plus haut. Si la mesure est adoptée, votre communication doit immédiatement s’en saisir : « 25 € de titres-restaurant utilisables chez nous, contre 15 € au supermarché ».
Ce que disent les organisations professionnelles
Le GHR et l’Umih ont pris position contre la pérennisation de l’usage en supermarché, en s’appuyant sur le chiffre du 1,22 milliard d’euros perdu et sur les défaillances d’entreprises, et en demandant que le titre-restaurant retrouve sa vocation d’origine, le repas du salarié. Les émetteurs, dont le volume d’affaires bénéficie de l’élargissement, y sont favorables. Le gouvernement défend la mesure au nom du pouvoir d’achat, tout en ayant pris des engagements sur la transparence des commissions et sur la fin du papier. La consommation, elle, a tranché avant la loi : 31,5 % des dépenses en supermarché fin 2024, et une part restaurant qui n’a cessé de baisser depuis 2022.
Pour un restaurateur, la leçon est la même quelle que soit l’issue : le débat parlementaire décidera des règles, pas du comportement des salariés à 12h25. C’est à la vitrine, sur la fiche Google et dans les bureaux du quartier que se joue la reconquête.
Le dimanche : préparer l’offre avant le décret
La possibilité d’utiliser les titres le dimanche et les jours fériés, par décret dès le vote de la loi, est la seule mesure du texte qui crée une clientèle nouvelle pour les restaurants. Aujourd’hui, un salarié qui déjeune au restaurant le dimanche paie de sa poche ; demain, il pourra utiliser ses titres, dans la limite du plafond.
Pour un restaurant ouvert le dimanche, cela mérite une préparation : une formule du dimanche midi ou un brunch calibrés sur le plafond (une formule à 24 € tient dans les 25 € du titre), l’affichage « titres-restaurant acceptés le dimanche » dès l’entrée en vigueur, une publication sur la fiche Google et un SMS au fichier client des habitués du midi, qui deviennent des clients du dimanche. Pour un restaurant fermé le dimanche, c’est peut-être l’occasion de tester une ouverture au déjeuner sur les mois de forte demande, avec la méthode de notre guide sur le yield management.
Le calendrier de l’année
Rentrée 2026 : débat parlementaire. Suivez l’issue du vote, en particulier sur trois points : la pérennisation en supermarché (acquise ou amendée), un éventuel double plafond, et la date de fin du papier. Mettez à jour votre affichage et votre communication dès l’entrée en vigueur du dimanche.
D’ici fin 2027 : préparez la fin du papier. Vérifiez que votre terminal accepte toutes les cartes et les paiements par application, que votre solution de commande en ligne accepte les cartes titres-restaurant, et arrêtez progressivement les remises de chèques.
Chaque janvier : vérifiez le plafond quotidien et les règles d’usage, qui peuvent évoluer par décret.
Un calcul qui fait réfléchir
Prenons un restaurant de quartier de bureaux, 45 couverts, 23 € de ticket moyen (baromètre Rydge 2025), dont les déjeuners de semaine ont fondu de 35 à 20 couverts depuis 2022. À 18 € de ticket moyen le midi, ce sont 15 couverts perdus par jour, 270 € par jour, près de 6 000 € par mois. Ce restaurant a subi, à sa mesure, le déplacement de 1,22 milliard d’euros.
Appliquons le plan sur trois mois : formule du midi à 14,50 € payable en titres, précommande et click and collect acceptant les cartes titres-restaurant, affichage partout, tournée de quinze entreprises avec offre groupée, fidélité du midi. Un retour à 30 couverts assis plus 10 formules à emporter par jour est un objectif réaliste : 30 × 15,50 € + 10 × 14,50 € = 610 € par jour, contre 360 € aujourd’hui, soit 250 € de plus par jour, 5 500 € par mois, plus de 60 000 € par an. Les commissions d’émetteurs sur ces encaissements, autour de 4 %, représentent quelques centaines d’euros mensuels : le prix de la clientèle la plus régulière qui existe.
La loi ne ramènera pas ces couverts. Le plan, oui.
Votre plan d’action
- Lisez votre contrat d’émetteur : commission, délais de remboursement, cartes acceptées. Comparez et négociez si les titres pèsent dans vos encaissements du midi.
- Vérifiez que toutes les cartes titres-restaurant et les paiements par application passent sur votre terminal et sur votre solution de commande en ligne.
- Affichez partout que vous acceptez les titres : vitrine, fiche Google, site, flyers, et, dès l’entrée en vigueur, le dimanche.
- Calibrez une formule du midi sur le budget des bénéficiaires (10 € en moyenne, plafond 25 €), servie en 45 minutes ou à emporter en précommande.
- Faites la tournée des entreprises du quartier avec l’offre groupée et la table de l’équipe.
- Mettez en place la fidélité du midi, suivie automatiquement.
- Suivez le vote à la rentrée 2026 et préparez la fin du papier d’ici 2028.
La solution simple : la formule du midi commandée, réservée et rappelée
Ramener les déjeuners partis au supermarché demande trois outils que Yumcall réunit. Le click and collect, inclus, permet de vendre la formule du midi en précommande depuis le site, la fiche Google, Instagram ou un QR code, sans commission ; le widget de réservation garantit la table de 12h30 sans appel. Le CRM reconnaît les clients du midi et les entreprises, ce qui permet d’envoyer la formule de la semaine chaque lundi par SMS à ceux qui l’ont accepté, et de suivre la fidélité. Et l’assistant téléphonique IA décroche à 12h15 quand un salarié appelle pour savoir si vous prenez sa carte.
Un point à vérifier avec votre prestataire de paiement : l’acceptation des cartes titres-restaurant sur le paiement en ligne dépend de lui, pas de Yumcall. Tout le reste est inclus dans un abonnement à 99 € par mois, sans engagement.
Pour finir
La file de 12h30 n’est pas partie parce que votre cuisine a baissé. Elle est partie parce qu’une loi temporaire a fait du titre-restaurant un moyen de paiement des courses, et qu’une autre loi s’apprête à le rendre définitif. Vous pouvez le regretter, vos organisations professionnelles le combattent, et le débat n’est pas terminé. Mais le salarié qui achète sa salade sous film à 12h25 ne lit pas les débats parlementaires. Il lit une vitrine, une fiche Google, un flyer sur la machine à café, et il choisit ce qui est sûr, rapide, et bon pour 12 €.
Une formule calibrée, la précommande, l’affichage, la tournée des bureaux, la fidélité du midi. Et la file revient, avec ou sans réforme. Si vous voulez la formule du midi commandée, réservée et rappelée par SMS, essayez Yumcall gratuitement.
Sources
- MoneyVox, « Réforme des titres-restaurant : ce que contient le texte qui sera débattu en septembre 2026 » (proposition de loi Naegelen, 9 juin 2026) : moneyvox.fr
- GHR, « Titres-restaurant : la restauration perd 1,22 milliard d’euros de dépenses par an », 2026, via TendanceHôtellerie : tendancehotellerie.fr
- Culture RH, « Tickets-restaurant 2026 : que retenir de la réforme annoncée ? », 14 avril 2026 (marché, plafond, répartition des dépenses) : culture-rh.com
- Edenred x Ifop, première grande enquête sur la pause déjeuner des Français, 2 500 actifs, 1er juillet 2026 : media.edenred.com
- Food Service Vision, bilan janvier-mai 2026, repris par Zepros le 18 juin 2026 : resto.zepros.fr
- Assemblée nationale, proposition de loi relative aux titres-restaurant (texte et dossier législatif) : assemblee-nationale.fr
- Baromètre GIRA x RYDGE 2026, ticket moyen en service à table, repris par Extencia : extencia.fr
Questions fréquentes
Les titres-restaurant pourront-ils toujours servir aux courses en 2027 ?
La proposition de loi débattue à la rentrée 2026 prévoit de pérenniser l’usage en supermarché pour tout produit alimentaire (hors alcool, confiseries, aliments infantiles et pour animaux), aujourd’hui autorisé à titre temporaire jusqu’au 31 décembre 2026. Le texte peut être amendé ; suivez l’issue du vote.
Le titre papier disparaît-il ?
Le texte prévoit la fin de l’émission des titres papier à compter du 1er janvier 2028. Préparez-vous à accepter toutes les cartes et les paiements par application, et à arrêter les remises de chèques d’ici là.
Quelle commission paie un restaurateur sur les titres-restaurant ?
Une commission prélevée par l’émetteur sur chaque titre remboursé, couramment de l’ordre de 3 à 5 % selon les contrats. La réforme prévoit des mesures de transparence et interdit les remises aux employeurs financées par ces commissions, mais pas de plafond direct. Lisez votre contrat et négociez.
Puis-je accepter les titres-restaurant pour la vente à emporter et le click and collect ?
Oui, pour des repas ou préparations alimentaires, dans le respect du plafond quotidien. En ligne, cela dépend de votre prestataire de paiement, qui doit accepter les cartes titres-restaurant. C’est un argument décisif face au rayon frais du supermarché.
Suis-je obligé d’accepter les titres-restaurant ?
Non. Mais en zone de bureaux, les refuser revient à renoncer aux clients les plus réguliers du midi : les bénéficiaires dépensent 25 % de plus que les autres actifs pour déjeuner, et 76 % réduiraient leurs sorties au restaurant sans leur titre.
Combien la restauration a-t-elle perdu avec l’ouverture aux courses ?
D’après le GHR, 1,22 milliard d’euros de dépenses par an, la part des restaurants dans les dépenses en titres étant passée de 46,5 % fin 2022 à 34,3 % début 2026.
Que faire en attendant le vote ?
Ne pas attendre. Calibrer une formule du midi sur le budget des bénéficiaires, permettre la précommande et le paiement en titres, afficher l’acceptation partout, démarcher les entreprises du quartier et installer une fidélité du midi. Ces leviers ramènent des couverts quelle que soit l’issue du débat.
