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Uber Eats, Deliveroo : combien vous coûtent vraiment les plateformes (et comment basculer en commande directe)

14 min de lecture
Coût réel des commissions Uber Eats et Deliveroo pour un restaurant en 2026 et bascule vers la commande directe sans commission avec Yumcall, bannière typographique Yumcall sur fond crème.

Le relevé arrive le 5 du mois. Vous regardez la ligne « chiffre d’affaires livraison » : 6 000 €. Bien. Vous regardez le virement reçu : un peu plus de 4 000 €. Vous relisez. Vous cherchez les 2 000 € manquants dans un tableau de frais que vous n’avez jamais vraiment lu, entre « commission », « frais de service », « promotions » et « ajustements ». Vous refermez le relevé. Vous vous dites que c’est le prix de la visibilité. Vous avez raison sur un point : c’est un prix. Reste à savoir s’il est justifié, et pour quelle part de votre activité.

Ce guide fait le calcul que peu de restaurateurs prennent le temps de faire : ce qu’une commande livrée vous rapporte réellement une fois tout compté, la commission, la TVA sur la commission, les remboursements, les promotions, l’emballage, le temps. Il donne la grille 2026 des deux plateformes qui restent en France, un simulateur sur trois niveaux de chiffre d’affaires, et un plan pour rapatrier progressivement les commandes en direct sans se couper de la visibilité que les plateformes apportent. Sans dogme : les plateformes ont une utilité. Elles ont surtout un coût qu’il faut regarder en face.

Le marché en 2026 : deux acteurs, et vous

Le paysage s’est simplifié, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les restaurateurs. Just Eat a cessé ses activités en France le 9 décembre 2024, comme l’indique encore sa page d’accueil. DoorDash a finalisé le rachat de Deliveroo le 2 octobre 2025. Il reste donc deux plateformes nationales, Uber Eats et Deliveroo, cette dernière désormais adossée au géant américain.

Les ordres de grandeur, d’après L’Hôtellerie Restauration en février 2026 : environ 60 000 des 165 000 établissements de restauration français proposent la livraison. Uber Eats référence 55 000 restaurants, dont 70 % d’indépendants, et couvre plus de 85 % de la population. Deliveroo compte environ 35 000 partenaires. Le marché de la livraison est estimé entre 7 et 9 milliards d’euros. Un duopole face à des dizaines de milliers d’indépendants : c’est la structure qui explique les taux de commission.

Ces plateformes apportent quelque chose de réel. Une audience énorme, une logistique de livreurs que vous n’auriez jamais pu monter, le soir et le dimanche. Uber Eats affirme que 70 % de ses 55 000 commerçants enregistrent une hausse de chiffre d’affaires de 15 % après douze mois sur la plateforme. C’est une affirmation de la plateforme, pas une étude indépendante, et le même article de L’Hôtellerie cite un restaurateur qui vend 70 repas par jour et pour qui la livraison représente moins de 10 % du chiffre d’affaires sans dépense promotionnelle. Entre ces deux réalités, la seule façon de savoir où vous êtes, c’est de calculer.

La grille 2026 : ce que les plateformes annoncent

Les plateformes ne publient pas une grille unique. Les taux dépendent du forfait choisi, de votre ville, de votre volume et de votre capacité à négocier. Voici ce que les analyses les plus récentes relèvent.

Deliveroo (décryptage Fooderise, mai 2026) : quatre niveaux, exprimés hors taxes sur le montant de la commande. Le forfait Lite, en marketplace, où vous livrez vous-même, à 14 %. Le forfait Plus, le plus courant, entre 22 et 25 %. Le forfait Premium, avec une visibilité renforcée, entre 27 et 30 %. Le forfait Marketplace+, entre 30 et 33 %.

Uber Eats (analyse Commandeici, juin 2026, à partir de contrats de restaurateurs) : trois formules, calculées sur le montant toutes taxes comprises de la commande, hors frais de livraison payés par le client. La livraison complète, où Uber livre, autour de 30 % (fourchette observée de 28 à 33 %). La marketplace, où vous livrez vous-même, autour de 15 % (12 à 18 %). Le retrait, c’est-à-dire le click and collect via l’application, autour de 10 % (6 à 12 %). L’Hôtellerie Restauration retient pour sa part un taux de 24 à 25 % par commande pour les deux plateformes, ce qui correspond aux forfaits intermédiaires les plus répandus.

Retenez surtout ceci : le taux affiché est le début du calcul, pas la fin.

Les frais que le taux ne montre pas

C’est là que les 2 000 € du relevé du début se cachent.

La TVA sur la commission. La commission est une prestation de service facturée par la plateforme, soumise à la TVA à 20 %. Sur une commission de 25 %, cela ajoute 5 points de prélèvement sur votre chiffre d’affaires. Si vous êtes au régime réel, vous récupérez cette TVA, mais avec un décalage de trésorerie, et à condition de bien la comptabiliser. Si vous êtes en franchise, elle est perdue.

Les remboursements et litiges. Un client se plaint d’un plat manquant ou froid, la plateforme rembourse, et vous supporte une partie ou la totalité du remboursement si vous ne contestez pas dans le délai. Fooderise estime le coût des litiges non contestés entre 1 et 3 % du chiffre d’affaires, Commandeici retient 1 à 3 % pour les remboursements clients. Contester prend du temps, et pendant le service, personne ne le fait.

Les promotions cofinancées. « Livraison offerte », « -20 % sur votre première commande » : ces offres sont souvent financées en partie par le restaurant, parfois activées par défaut. Elles font monter le volume et descendre la marge.

La visibilité payante. Apparaître en haut de la liste dans l’application se paie, via des annonces sponsorisées. Sans cette dépense, beaucoup de restaurants constatent que les commandes stagnent, c’est le témoignage cité par L’Hôtellerie.

Les frais de service marchand. Fooderise relève 1 à 2 % de frais de service sur certains forfaits, présentés à part de la commission.

Le matériel et le temps. La tablette, la ressaisie des commandes en caisse quand il n’y a pas d’intégration, le livreur qui attend au passe pendant le coup de feu, les emballages renforcés pour le transport. Aucun de ces coûts n’apparaît sur le relevé de la plateforme.

Au total, Fooderise calcule qu’un forfait Deliveroo Plus affiché à 25 % revient à environ 33,5 % du chiffre d’affaires pour un restaurant qui fait 30 000 € hors taxes par mois en livraison, une fois ajoutés la TVA, les frais de service et les litiges. Commandeici situe le coût réel total d’une formule livraison complète Uber Eats entre 32 et 37 %. Le tiers de votre chiffre d’affaires livré, c’est l’ordre de grandeur à garder en tête.

La marge réelle d’une commande livrée

Descendons au niveau de l’assiette. Prenons une commande de 25 € toutes taxes comprises, un plat et un dessert, sur une formule de livraison complète à 30 %.

Commande livrée par la plateformeMême commande en click and collect direct
Prix payé par le client25,00 €25,00 €
Chiffre d’affaires hors taxes (TVA 10 %)22,73 €22,73 €
Commission (30 % du TTC)7,50 €0 €
TVA sur la commission (récupérable au réel, avec décalage)1,50 €0 €
Frais de paiement en ligne (environ 1,5 %)inclus dans la commission0,38 €
Quote-part remboursements et litiges (environ 2 %)0,50 €0 €
Coût matière (30 % du HT)6,82 €6,82 €
Emballage0,80 €0,80 €
Ce qui reste pour payer la main-d’œuvre, le loyer, l’énergie et le reste7,11 €14,73 €

Sur la même assiette, préparée par la même cuisine, il reste deux fois plus en direct. Les 7,11 € de la commande livrée doivent encore couvrir le temps de préparation et de remise au livreur, une part du loyer et de l’énergie : dans beaucoup de restaurants, la marge nette d’une commande livrée est proche de zéro, voire négative quand des promotions s’ajoutent. Ce n’est pas une raison d’arrêter. C’est une raison de savoir exactement ce que vous vendez sur la plateforme et pourquoi.

Une précision honnête : le client livré paie souvent des frais de livraison et de service à la plateforme en plus du prix des plats, ce qui rend la commande plus chère pour lui aussi. Ces frais ne vous reviennent pas.

Le simulateur : ce que la bascule rapporte selon votre volume

Voici ce que donne le calcul sur une année pour trois niveaux de chiffre d’affaires mensuel en livraison et à emporter, en retenant un coût réel de plateforme de 33 % (commission, TVA sur commission, frais et litiges compris) et, en direct, des frais de paiement de 1,5 % plus un abonnement de 50 € par mois pour un système de commande en ligne (zéro si votre logiciel de gestion l’inclut).

Chiffre d’affaires mensuel livré ou à emporterCoût plateforme par an (33 %)Coût commande directe par anDifférence annuelle
3 000 €11 880 €1 140 €10 740 €
6 000 €23 760 €1 680 €22 080 €
10 000 €39 600 €2 400 €37 200 €

Ce tableau suppose que tout le volume bascule en direct, ce qui n’arrivera pas : une partie de vos clients de plateforme sont des clients de plateforme, ils commandent depuis l’application parce qu’elle est ouverte sur leur téléphone, et ils veulent être livrés. L’objectif réaliste est de rapatrier vos clients récurrents et vos clients du quartier, ceux qui pourraient venir chercher leur commande. Si vous rapatriez la moitié du volume sur un restaurant à 6 000 € mensuels, la différence dépasse encore 11 000 € par an. Pour la même cuisine, les mêmes plats, le même travail.

Faites le calcul avec vos propres chiffres : prenez votre relevé de plateforme du mois dernier, divisez le total des prélèvements (commission, TVA, frais, promotions, remboursements) par votre chiffre d’affaires livré. Vous obtenez votre taux réel. Puis multipliez par douze.

Ce que les plateformes vous apportent vraiment (et ce qu’elles gardent)

Soyons justes. Les plateformes rendent trois services. Elles vous mettent devant des clients qui ne vous connaissent pas, en particulier le soir, quand les gens ouvrent l’application sans idée précise. Elles livrent, avec une flotte que vous n’aurez jamais. Et elles encaissent, gèrent le paiement, le support de premier niveau.

Elles gardent en échange ce qui a le plus de valeur : le client. Vous recevez une commande avec un prénom, parfois même pas. Le client, lui, reste dans l’application, où il verra vos concurrents à sa prochaine faim, avec des promotions financées par eux. Vous ne pouvez pas le recontacter, pas l’inviter à venir s’asseoir un samedi, pas lui envoyer la formule de la semaine. Chaque commande livrée fidélise le client à la plateforme, pas à vous.

C’est le même mécanisme que celui des plateformes de réservation, que nous avons analysé dans réservation directe ou plateformes : que choisir. Et la réponse est la même : la plateforme est un canal d’acquisition, pas un canal de fidélisation. Elle sert à rencontrer des clients. Votre travail consiste ensuite à les faire venir chez vous.

Basculer en commande directe : le plan en 90 jours

Couper les plateformes du jour au lendemain est rarement une bonne idée : vous perdez la visibilité et le volume avant d’avoir construit l’alternative. Voici une bascule progressive.

Mois 1 : mesurer et installer

Calculez votre taux réel de prélèvement sur les trois derniers relevés. Identifiez la part de vos commandes de plateforme qui viennent de clients récurrents (les prénoms qui reviennent, les mêmes adresses) et de clients proches (ceux qui habitent ou travaillent à moins de dix minutes). Ce sont vos cibles.

Installez votre propre système de commande à emporter, sans commission, relié à votre site et à votre fiche Google. Notre guide sur la mise en place du click and collect détaille la carte, les créneaux et le paiement. Dans la rubrique « Commande de repas » de votre fiche Google, ajoutez votre lien et définissez-le comme préféré pour le retrait ; l’aide de Google permet aussi de demander la suppression des liens de plateformes que vous ne souhaitez pas afficher.

Mois 2 : convertir les clients récurrents

Chaque commande de plateforme que vous préparez part avec votre carte : nom, adresse, site, QR code de commande directe. Vérifiez les conditions de la plateforme sur les insertions ; une carte sobre est généralement acceptée. Le message au client n’a pas besoin d’être agressif : « Commandez directement, récupérez sans frais de service, prêt à l’heure. »

En salle, à l’addition, l’équipe parle de la commande à emporter. Sur la fiche Google, les publications montrent la formule à emporter avec le lien direct. Au fichier client, un SMS présente la nouveauté. Tous les leviers sont dans notre guide pour faire connaître son click and collect.

Offrez un avantage à la première commande directe : le dessert, ou la boisson. Le client qui a créé un compte chez vous une fois recommandera sans y penser.

Mois 3 : réduire l’exposition sans se couper

Quand le direct représente une part significative de vos commandes à emporter, ajustez la plateforme. Passez à un forfait moins cher si votre volume le permet et si vous acceptez une visibilité réduite. Réduisez la carte disponible sur la plateforme aux plats les plus rentables et qui voyagent le mieux. Fermez la plateforme sur les créneaux où votre salle est pleine et où chaque commande livrée dégrade le service. Et gardez-la ouverte le soir et le dimanche, là où elle vous apporte des clients que vous n’auriez pas eus.

Un point de contrat à vérifier : certaines plateformes ont imposé par le passé une parité des prix entre l’application et vos autres canaux. Relisez votre contrat. En l’absence de clause, rien ne vous empêche d’afficher sur la plateforme des prix qui intègrent une partie de la commission, et de réserver vos prix de carte à la commande directe.

Le cadre : vos droits face à une plateforme

Vous n’êtes pas sans recours. Le contrat que vous avez signé avec une plateforme est un contrat entre professionnels, négociable, et soumis au Code de commerce, qui interdit notamment de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant un déséquilibre significatif. La DGCCRF surveille les pratiques des plateformes vis-à-vis des restaurateurs, et le Médiateur des entreprises peut être saisi gratuitement en cas de litige avec un partenaire commercial.

Concrètement, trois réflexes. Contestez systématiquement les remboursements que vous jugez injustifiés, dans le délai prévu, avec photos et horodatage : les 1 à 3 % de litiges non contestés se réduisent vite. Demandez par écrit le détail de vos frais quand le relevé n’est pas clair. Et renégociez votre taux à chaque palier de volume : les analyses de contrats montrent que les taux se discutent au-delà de quelques dizaines de milliers d’euros mensuels.

Un calcul qui fait réfléchir

Reprenons le restaurant du début : 6 000 € de chiffre d’affaires mensuel en livraison, un virement d’un peu plus de 4 000 €. Le taux réel est autour de 33 %, soit près de 2 000 € par mois, 24 000 € par an. C’est le salaire chargé d’un employé à temps partiel, ou le loyer de beaucoup de restaurants de quartier.

Ce restaurant installe un click and collect direct et rapatrie en trois mois la moitié de son volume : 3 000 € par mois en direct, à 1,5 % de frais de paiement, avec un système inclus dans son logiciel. Il économise environ 11 000 € par an, garde la plateforme pour le soir et les nouveaux clients, et surtout, il commence à connaître ses clients à emporter : leur nom, leur téléphone, leur fréquence. Six mois plus tard, une partie d’entre eux viennent dîner en salle un samedi, parce qu’ils ont reçu un SMS.

Ce que le calcul ne montre pas : la sérénité d’un coup de feu sans livreur au passe, et une marge nette par commande qui redevient positive.

Votre plan d’action

  1. Calculez votre taux réel sur les trois derniers relevés : total des prélèvements divisé par le chiffre d’affaires livré. Notez-le. Multipliez par douze.
  2. Identifiez vos clients rapatriables : récurrents et proches. Ce sont eux que vous ciblez, pas le client d’un soir à l’autre bout de la ville.
  3. Installez la commande directe sans commission, sur votre site et votre fiche Google, avec votre lien défini comme préféré pour le retrait.
  4. Convertissez avec la carte dans chaque commande, la phrase à l’addition, le SMS au fichier client et un avantage à la première commande directe.
  5. Contestez les litiges dans les délais, systématiquement, et renégociez votre taux à chaque palier.
  6. Ajustez la plateforme au bout de trois mois : forfait, carte réduite, créneaux fermés quand la salle est pleine, ouverture maintenue le soir et le dimanche.
  7. Mesurez chaque mois la part du direct dans vos commandes à emporter et votre marge par commande sur chaque canal.

La solution simple : la commande directe incluse, et le client qui reste chez vous

Yumcall intègre le click and collect dans son abonnement, sans commission par commande. Vos clients commandent depuis le site créé automatiquement avec votre abonnement, depuis votre fiche Google, votre bio Instagram ou un QR code, avec le même widget que celui de la réservation. Chaque commande arrive avec le nom et le téléphone du client, qui entre dans le même fichier que vos clients de salle. Vous pouvez lui envoyer la formule de la semaine par SMS, l’inviter à réserver une table, le reconnaître à sa prochaine commande.

Et pour les clients qui préfèrent appeler pour commander à emporter, y compris en plein service, l’assistant téléphonique IA décroche et prend la commande ou la réservation dans le même système. Tout est inclus dans un abonnement à 99 € par mois, sans engagement, sans commission.

Pour finir

Les plateformes ne sont pas l’ennemi. Elles vendent un service réel à un prix élevé, et elles gardent vos clients. Le problème n’est pas d’y être, c’est d’y être sans savoir ce que ça coûte et sans construire l’alternative pour les clients qui pourraient commander directement chez vous.

Le calcul prend dix minutes avec votre dernier relevé. La bascule prend trois mois. Et à la fin, vous aurez deux canaux qui font chacun ce qu’ils savent faire : la plateforme pour rencontrer des clients le soir, la commande directe pour les garder à midi. Si vous voulez la commande directe sans commission, reliée à votre fichier client et à vos réservations, essayez Yumcall gratuitement.

Sources

  • Fooderise, « Commission Deliveroo restaurant France 2026 : pourcentage exact, frais cachés, comment réduire », 10 mai 2026 : fooderise.com
  • Commandeici, « Commission Uber Eats 2026 : la grille tarifaire complète », 3 juin 2026 (analyse d’un éditeur de solutions de commande directe, citée sans lien).
  • L’Hôtellerie Restauration, « Livraison en 2026 : les plateformes toujours au cœur de la stratégie », 18 février 2026 : lhotellerie-restauration.fr
  • Zepros Resto, finalisation du rachat de Deliveroo par DoorDash, 2-3 octobre 2025 : resto.zepros.fr
  • EconomieMatin, arrêt des activités de Just Eat en France (décembre 2024) : economiematin.fr
  • Deliverect, statistiques de la livraison de repas (donnée Restaurant Technology News), mis à jour 19 janvier 2026 : deliverect.com
  • Circana, tendances de consommation en restauration, 24 avril 2026, repris par Tendances Restauration : tendances-restauration.com
  • Google, Aide Fiche d’établissement, « Gérer les options de commande en ligne » : support.google.com
  • Médiateur des entreprises, saisine gratuite en cas de litige entre partenaires commerciaux : economie.gouv.fr

Questions fréquentes

Quel est le taux réel de commission d’Uber Eats et de Deliveroo en 2026 ?

Les forfaits affichés vont de 14 % à 33 % hors taxes selon la formule et la plateforme, le plus souvent 24 à 25 % pour les formules intermédiaires. Une fois ajoutés la TVA sur la commission, les remboursements, les frais de service et les promotions, le coût réel se situe généralement entre 32 et 37 % du chiffre d’affaires livré, d’après les analyses publiées en 2026.

La TVA sur la commission est-elle perdue ?

Si vous êtes au régime réel, vous la récupérez, avec un décalage de trésorerie. Si vous êtes en franchise de TVA, elle est définitivement perdue. Dans les deux cas, elle sort de votre compte au moment du prélèvement.

Faut-il quitter les plateformes ?

Rarement d’un coup. Elles apportent des clients nouveaux, le soir et le dimanche, et une logistique de livraison. La bonne stratégie consiste à rapatrier en direct les clients récurrents et proches, puis à réduire votre exposition (forfait, carte, créneaux) tout en gardant la plateforme là où elle vous apporte des clients que vous n’auriez pas eus.

Puis-je afficher des prix différents sur la plateforme et sur mon site ?

Vérifiez votre contrat : certaines plateformes ont imposé par le passé une parité des prix. En l’absence de clause, vous pouvez intégrer une partie de la commission dans vos prix sur la plateforme et réserver vos prix de carte à la commande directe.

Comment récupérer mes clients de plateforme sans enfreindre les règles ?

Une carte sobre dans chaque commande avec votre nom, votre adresse et votre site est généralement acceptée ; vérifiez les conditions de votre plateforme. Évitez les comparaisons de prix et les incitations explicites à quitter l’application. La conversion se fait ensuite en salle, sur votre fiche Google et via votre fichier client.

Combien coûte un système de commande directe ?

De quelques dizaines d’euros par mois pour un outil spécialisé à rien de plus que votre abonnement si votre logiciel de gestion de restaurant l’inclut, plus les frais de paiement en ligne, de l’ordre de 1,5 %. À comparer au tiers de votre chiffre d’affaires prélevé par une plateforme.

Que faire en cas de litige avec une plateforme ?

Contestez les remboursements dans les délais avec preuves, demandez le détail écrit de vos frais, et en cas de blocage, saisissez le Médiateur des entreprises, service public gratuit. Le Code de commerce interdit les obligations créant un déséquilibre significatif entre partenaires commerciaux.

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