Le 20 décembre, 21h30. Une cliente qui a dîné chez vous en octobre cherche un cadeau pour ses parents. Elle se souvient de votre restaurant, tape votre nom, arrive sur votre site. Elle cherche « carte cadeau », « offrir », « bon cadeau ». Rien. Elle appelle : vous êtes en plein service, personne ne décroche. Elle referme son téléphone et commande un coffret de trois dîners « à choisir parmi 400 restaurants » sur un site national, qui prendra sa commission et enverra ses parents chez quelqu’un d’autre. Vous ne saurez jamais que cette vente a existé.
La carte cadeau est une vente à part dans un restaurant : c’est la seule qu’on encaisse avant de servir. Elle arrive en décembre, quand la trésorerie en a le plus besoin, elle est utilisée en janvier et février, quand la salle en a le plus besoin, et elle amène des clients qui n’auraient jamais poussé votre porte, choisis par ceux qui vous aiment déjà. Pourtant, la plupart des restaurants indépendants n’en vendent pas, ou en vendent au comptoir sur un carton, sans parcours en ligne, sans suivi, sans relance.
Ce guide couvre tout ce qu’il faut pour en faire une vraie ligne de chiffre d’affaires : les formats qui se vendent, le parcours d’achat en ligne, la vente en salle et aux entreprises, la TVA (le point que les experts-comptables eux-mêmes vérifient deux fois), la comptabilité, la durée de validité et les conditions, la relance qui fait utiliser les cartes, et un calcul pour un restaurant de quartier.
Pourquoi la carte cadeau vaut plus que son montant
Trois mécanismes font de la carte cadeau une vente plus intéressante qu’un dîner ordinaire.
La trésorerie arrive avant le coût. Une carte de 60 € vendue le 15 décembre est encaissée le 15 décembre. Le repas correspondant, avec ses achats et son service, aura lieu en février. Entre les deux, l’argent est sur votre compte, au moment où les fournisseurs de décembre présentent leurs factures.
Le bénéficiaire dépense souvent plus que le montant offert. Une carte de 60 € pour deux personnes couvre un dîner à 30 € par tête. Les bénéficiaires prennent l’apéritif, une bouteille, un dessert de plus : ils ne paient « que » le supplément, et l’addition finit à 85 €. Le surplus est du chiffre d’affaires que la carte a déclenché. C’est un comportement bien connu du commerce ; les données des émetteurs de cartes montrent des cartes d’un montant moyen de 44 à 55 € selon les canaux (Global POS, données 2025).
Le bénéficiaire est un nouveau client, recommandé. Celui qui offre est un client qui vous aime. Celui qui reçoit ne vous connaît souvent pas. Il vient avec la meilleure des introductions, celle d’un proche, à une période creuse, et il entre dans votre fichier. Une carte cadeau, c’est du bouche-à-oreille payé d’avance.
Ajoutez un quatrième effet, plus discret : une partie des cartes ne sera jamais utilisée. Ce n’est pas un objectif, et il ne faut pas construire son modèle dessus, mais c’est une réalité comptable dont on parle plus bas.
Les formats qui se vendent
Trois formats couvrent la quasi-totalité des demandes.
La carte à montant libre. Le client choisit le montant (30, 50, 80, 100 €, ou un montant libre), utilisable sur l’ensemble de la carte, en une ou plusieurs fois. C’est le format le plus vendu, parce qu’il est simple à offrir et sans risque pour le bénéficiaire.
Le menu ou l’expérience. « Dîner pour deux, menu en trois plats », « Menu dégustation accords mets et vins pour deux », « Brunch pour quatre ». Le prix est celui de la prestation, le cadeau est concret, il se raconte : « je t’offre un dîner chez X », pas « je t’offre 80 € ». Ce format se vend plus cher et se vend bien pour les occasions (Saint-Valentin, fête des mères, anniversaires). Il a une conséquence fiscale qu’on verra plus bas.
L’atelier. Si vous organisez des ateliers cuisine, pâtisserie ou cocktail, comme nous l’expliquons dans notre guide sur les événements et soirées à thème, l’atelier est le cadeau idéal : un moment, une date à choisir, un souvenir. Il se vend entre 60 et 120 € par personne.
Dans tous les cas, la carte doit exister en version numérique (un PDF ou un email élégant, avec un code unique, envoyable immédiatement ou à une date choisie) et en version physique (une belle carte dans une enveloppe, à retirer au restaurant ou envoyée par courrier). Le 24 décembre à 18h, seule la version numérique vend.
Le parcours d’achat en ligne : trois clics, pas plus
C’est l’étape qui manque au restaurant de l’introduction. Le parcours qui fonctionne tient en trois écrans.
Le premier : le choix. Montant libre ou formule, quantité, et le choix « pour moi » ou « pour offrir » avec le prénom du bénéficiaire et un message personnel. Le deuxième : le mode de remise. Par email immédiatement, par email à une date programmée (le matin de Noël), ou à imprimer soi-même, ou à retirer au restaurant. Le troisième : le paiement, en ligne, avec un reçu.
Trois règles pour ce parcours. Un bouton « Offrir » ou « Carte cadeau » dans le menu principal du site, au même niveau que « Réserver » et « Commander », surtout de mi-novembre à Noël, comme nous l’expliquons dans notre guide sur le site qui vend trois choses. Les conditions d’utilisation visibles avant le paiement (validité, utilisation en une ou plusieurs fois, non remboursable, non échangeable contre des espèces) : c’est l’information précontractuelle exigée par le Code de la consommation, et c’est ce qui rend ces conditions opposables. Et une confirmation immédiate à l’acheteur, avec la carte ou le lien pour la programmer.
Le code unique est ce qui rend la carte gérable : il permet de vérifier le solde à l’utilisation, d’empêcher la double utilisation, et de suivre le taux d’utilisation. Une carte sur carton avec un numéro écrit à la main fonctionne pour trois cartes par an, pas pour trente en décembre.
Vendre en salle, au téléphone et aux entreprises
Le site fait la moitié des ventes. L’autre moitié vient de trois canaux.
En salle. De mi-novembre à Noël, un chevalet sur chaque table et une phrase de l’équipe au moment de l’addition : « Vous cherchez un cadeau ? On fait des cartes cadeaux, elles s’achètent ici ou en ligne. » Les clients qui viennent de bien dîner sont les meilleurs acheteurs de cartes : ils veulent offrir ce qu’ils viennent de vivre. Prévoyez de belles cartes physiques et des enveloppes.
Au téléphone. Beaucoup d’appels de décembre sont des demandes de cartes cadeaux, souvent de personnes âgées ou pressées. Si personne ne peut décrocher pendant le service, le message d’absence ou l’assistant vocal doit savoir répondre : « Nos cartes cadeaux s’achètent en ligne en deux minutes, nous vous envoyons le lien par SMS. » Le client de 21h30 de l’introduction aurait acheté.
Aux entreprises. C’est le canal le plus négligé et l’un des plus rentables. Les entreprises et les comités sociaux et économiques offrent des cartes à leurs salariés pour Noël et les événements familiaux, avec un avantage fiscal : en 2026, les bons et cartes cadeaux offerts aux salariés sont exonérés de cotisations sociales jusqu’à 200 € par événement et par salarié (5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale), à condition d’être liés à un événement reconnu par l’Urssaf (Noël, naissance, mariage, rentrée scolaire, fête des mères et des pères, retraite, entre autres). Une entreprise de trente salariés qui offre une carte de 60 € pour Noël, c’est 1 800 € encaissés en une commande. Proposez-le en septembre aux entreprises de votre quartier, en même temps que vos formules de repas d’entreprise, comme nous l’expliquons dans notre guide sur la privatisation et les repas d’entreprise.
La TVA : bon à usage unique ou bon à usages multiples
C’est le point technique qui décide de ce que vous déclarez et quand. Depuis le 1er janvier 2019, la France applique la directive européenne sur les bons (article 256 ter du Code général des impôts), qui distingue deux catégories.
Le bon à usage unique. Au moment de la vente, on connaît déjà le lieu de la prestation et le taux de TVA applicable. Dans ce cas, la TVA est due au moment de la vente de la carte, pas au moment du repas. Exemple : une carte « menu en trois plats pour deux, boissons non comprises », valable dans votre seul restaurant. Tout est à 10 %, tout est connu : la TVA est exigible à la vente.
Le bon à usages multiples. Au moment de la vente, on ne connaît pas le taux de TVA qui s’appliquera, parce que la carte peut servir à des prestations taxées différemment. C’est le cas de la carte à montant libre utilisable sur toute la carte : le bénéficiaire pourra prendre un plat (10 %) et une bouteille de vin (20 %). Dans ce cas, la vente de la carte n’est pas soumise à la TVA ; la TVA est due au moment où la carte est utilisée, sur ce qui est réellement consommé, au taux de chaque produit. Et si la carte expire sans avoir été utilisée, aucune TVA n’est due sur le montant encaissé.
Conséquence pratique : votre carte à montant libre est presque toujours un bon à usages multiples, et votre carte « menu sans boissons » un bon à usage unique. Votre logiciel de caisse et votre expert-comptable doivent le savoir pour traiter chaque vente correctement. Pour éviter toute ambiguïté, beaucoup de restaurants choisissent de ne vendre que des cartes à montant libre, utilisables sur l’ensemble de la carte : un seul régime, la TVA à l’utilisation.
La comptabilité : ce que la carte vendue n’est pas encore
Une carte cadeau vendue n’est pas du chiffre d’affaires. C’est une dette : vous devez un repas. En comptabilité, le montant encaissé est enregistré au passif, dans un compte d’avances reçues ou de produits constatés d’avance, selon la méthode retenue avec votre expert-comptable. Il devient du chiffre d’affaires au moment où la carte est utilisée, pour le montant utilisé, avec la TVA correspondante.
Trois situations à prévoir. La carte utilisée en plusieurs fois : chaque utilisation transfère une partie du passif en chiffre d’affaires, d’où l’intérêt d’un code unique avec suivi du solde. La carte utilisée au-delà de son montant : le surplus est payé normalement et enregistré comme une vente ordinaire. La carte expirée non utilisée : le montant, qui n’est plus dû, sort du passif et devient un produit (souvent exceptionnel), sans TVA dans le cas du bon à usages multiples.
Tenez un registre des cartes vendues, utilisées et expirées, avec les dates : c’est ce que votre expert-comptable vous demandera à la clôture, et c’est ce qui vous permet de mesurer.
Validité, conditions et le geste qui fait revenir
Aucun texte n’impose une durée minimale de validité pour une carte cadeau en France. En revanche, les conditions, dont la durée, doivent être clairement indiquées au consommateur avant l’achat, et des conditions manifestement déséquilibrées peuvent être écartées au titre des clauses abusives. Trois règles de bon sens.
Une durée de douze mois, écrite sur la carte et dans les conditions, est la pratique la plus courante et la plus acceptée. Six mois frustrent, deux ans compliquent la comptabilité.
Des conditions courtes et lisibles : valable jusqu’au [date], utilisable en une ou plusieurs fois sur l’ensemble de la carte, non remboursable, non échangeable contre des espèces, non remplacée en cas de perte (sauf carte numérique avec code, que vous pouvez réémettre). Affichées avant l’achat, imprimées sur la carte, rappelées dans l’email.
Et le geste : une carte présentée quelques semaines après sa date d’expiration doit être acceptée, avec le sourire. Refuser une carte de 60 € expirée depuis dix jours, c’est perdre définitivement deux clients (l’acheteur et le bénéficiaire) pour un repas que vous auriez servi de toute façon. Le droit vous permet de refuser ; le commerce vous conseille d’accepter.
Faire utiliser les cartes : la relance qui remplit janvier
Une carte vendue et jamais utilisée n’a fait venir personne. Votre intérêt n’est pas que les cartes expirent, c’est qu’elles soient utilisées, parce que chaque utilisation est un nouveau client, une addition supérieure au montant, et un avis Google potentiel. Trois relances suffisent.
À l’achat, l’acheteur reçoit une confirmation ; le bénéficiaire, s’il a été renseigné, reçoit la carte avec le message personnel et le lien de réservation. Réserver doit être possible depuis la carte elle-même, en un clic, comme nous l’expliquons dans notre guide sur le bouton Réserver partout.
À trois mois de l’expiration, un rappel doux au bénéficiaire dont vous avez les coordonnées : « Votre carte cadeau est valable jusqu’au 15 décembre, nous serions ravis de vous accueillir. Réservez ici. » Ce message tombe souvent en septembre-octobre, période creuse.
À un mois de l’expiration, un dernier rappel, avec éventuellement une petite attention pour les créneaux creux (« venez un mardi ou un mercredi, le café est offert »).
Ces relances supposent que les bénéficiaires soient dans votre fichier, avec leur accord pour être contactés, ce qui se fait au moment où la carte leur est envoyée. Notre guide sur le fichier client et le RGPD explique comment collecter ce consentement proprement, et celui sur les campagnes SMS et email donne les modèles.
Le calendrier de la carte cadeau
Les ventes de cartes cadeaux suivent le calendrier des cadeaux, et les données des émetteurs montrent une concentration très forte sur les dernières semaines de l’année, avec une croissance de près de 19 % des activations en magasin entre le 29 novembre et le 25 décembre 2025 par rapport à la même période de 2024 (Global POS). Voici le calendrier d’un restaurant.
Mi-novembre : le bouton « Offrir » monte au niveau de « Réserver » sur le site, les chevalets arrivent sur les tables, l’équipe a sa phrase, un email part au fichier client.
Décembre : la période où l’on vend. Un rappel au fichier autour du 10 décembre, un autre le 20 (« la carte numérique arrive en deux minutes, même le 24 à 18h »). Le téléphone doit savoir répondre.
Janvier-février : la période où l’on sert. Les bénéficiaires viennent, on les accueille comme des habitués, on les invite à laisser un avis, on les met dans le fichier.
Février, mai, juin : la Saint-Valentin, la fête des mères, la fête des pères, avec les formules « menu pour deux » et les ateliers. TheFork constatait déjà, début février 2025, une hausse de 65 % des réservations pour la Saint-Valentin par rapport à l’année précédente : les occasions de cadeau sont aussi des occasions de réservation, comme nous l’expliquons dans notre guide sur les pics de demande.
Septembre : la proposition aux entreprises et aux CSE pour Noël.
Mesurer : les quatre chiffres
Chaque trimestre, quatre chiffres. Le nombre et le montant des cartes vendues, par canal (site, salle, téléphone, entreprises). Le taux d’utilisation à six mois et à échéance. Le surplus moyen dépensé par les bénéficiaires au-delà du montant de la carte. Et le nombre de bénéficiaires devenus clients réguliers (au moins une deuxième visite dans l’année).
Si le taux d’utilisation est bas, les relances manquent ou les bénéficiaires ne sont pas dans le fichier. Si le surplus est faible, la carte est trop haute ou le service ne propose pas assez. Si peu de bénéficiaires reviennent, c’est l’accueil de janvier qu’il faut regarder : un bénéficiaire de carte est un invité, pas un client à 60 €.
Un calcul qui fait réfléchir
Prenons un restaurant de 45 couverts, avec un ticket moyen de 23 € (moyenne 2025 du service à table selon le baromètre Rydge), qui met en place la carte cadeau en novembre avec un parcours en ligne, des chevalets en salle et une proposition à trois entreprises du quartier.
En décembre, il vend 40 cartes individuelles à 60 € en moyenne (2 400 €) et une commande d’entreprise de 25 cartes à 50 € (1 250 €) : 3 650 € encaissés avant le service, au moment où les factures de décembre tombent.
En janvier-mars, 80 % des cartes sont utilisées, soit 52 cartes, par des tables de deux en moyenne dont l’addition finit à 85 € au lieu des 55 € de la carte : 30 € de surplus par table, 1 560 € de chiffre d’affaires supplémentaire, sur les mois les plus creux de l’année. Sur ces 52 tables, une bonne moitié sont de nouveaux clients, et si un sur trois revient dans l’année, ce sont une quinzaine de clients réguliers gagnés.
Les 20 % de cartes non utilisées, 730 €, deviennent un produit à l’expiration, sans TVA pour les cartes à usages multiples. Au total, près de 6 000 € de chiffre d’affaires lié aux cartes, dont 3 650 € encaissés en décembre, une quinzaine de nouveaux habitués, et des avis Google de janvier qui commencent par « on nous a offert ». Pour un bouton sur le site, des chevalets, et trois messages.
Votre plan d’action
- Choisissez vos formats : la carte à montant libre en priorité (un seul régime de TVA), plus une ou deux formules « menu pour deux » et, si vous en organisez, l’atelier.
- Mettez en place le parcours en ligne en trois écrans, avec code unique, envoi immédiat ou programmé, et conditions affichées avant le paiement.
- Réglez la TVA et la comptabilité avec votre expert-comptable : bon à usage unique ou multiples pour chaque format, compte de passif, registre des cartes.
- Écrivez vos conditions : douze mois, une ou plusieurs fois, non remboursable, non échangeable, et la règle du geste commercial pour l’équipe.
- Préparez la vente en salle et au téléphone : chevalets, phrase à l’addition, réponse du message d’absence ou de l’assistant avec le lien.
- Proposez aux entreprises et CSE dès septembre, avec le plafond d’exonération de 200 € par événement et par salarié comme argument.
- Programmez les relances aux bénéficiaires à trois mois et un mois de l’expiration, et l’accueil « invité » en janvier.
- Mesurez chaque trimestre ventes, utilisation, surplus, clients devenus réguliers.
La solution simple : le site qui vend, le fichier qui relance
Deux des trois leviers de la carte cadeau tiennent dans ce que Yumcall fait déjà. Le site créé automatiquement avec votre abonnement met le bouton « Offrir » au même niveau que « Réserver » et « Commander », et le lien de réservation dans chaque carte envoie le bénéficiaire directement dans votre plan de salle. Le CRM garde acheteurs et bénéficiaires avec leurs consentements et une étiquette « carte cadeau », ce qui permet d’envoyer les relances par SMS ou email en deux minutes, et de reconnaître le bénéficiaire quand il réserve. Et le téléphone est couvert : quand une cliente appelle le 20 décembre à 21h30 pendant le service, l’assistant téléphonique IA lui répond et lui envoie le lien par SMS.
Tout est inclus dans un abonnement à 99 € par mois, sans engagement ni commission.
Pour finir
La cliente du 20 décembre voulait vous donner 120 € pour un dîner que ses parents auraient pris en février, un mardi, en commandant une bouteille en plus, avant de revenir en avril. Elle a acheté un coffret national parce que votre site n’avait pas de bouton et que personne n’a décroché. Ce n’est pas une vente perdue ; c’en est quatre.
La carte cadeau demande un parcours en ligne, un régime de TVA compris une fois pour toutes, des conditions claires, et trois relances. En échange, elle remplit la trésorerie de décembre et la salle de janvier avec des clients recommandés par vos meilleurs clients. Si vous voulez le site qui vend, le fichier qui relance et le téléphone qui répond, essayez Yumcall gratuitement.
Sources
- LégiFiscal, « Les bons : les règles de TVA » (article 256 ter du Code général des impôts, directive 2016/1065, bons à usage unique et à usages multiples) : legifiscal.fr
- BOFiP, « TVA, opérations réalisées au moyen de bons », BOI-TVA-CHAMP-10-10-40-50, 7 août 2019 : bofip.impots.gouv.fr
- Global POS, chiffres et tendances de la carte cadeau en France 2025 (données de l’émetteur Easy2Play), 2 janvier 2026, et bilan de Noël 2025 : globalpos.fr
- Pluxee, plafond Urssaf 2026 des chèques et cartes cadeaux offerts aux salariés (200 € par événement et par salarié), 7 novembre 2025 : pluxee.fr
- Code de la consommation, obligation d’information précontractuelle (article L111-1) et clauses abusives (articles R212-1 et R212-2) : legifrance.gouv.fr
- TheFork, bilan annuel 2024 (réservations de Saint-Valentin 2025 en hausse de 65 %), communiqué du 7 février 2025 (cité sans lien).
- Baromètre GIRA x RYDGE 2026, ticket moyen en service à table, repris par Extencia : extencia.fr
Questions fréquentes
Quelle TVA appliquer sur une carte cadeau de restaurant ?
Cela dépend du format. Une carte à montant libre utilisable sur toute la carte (plats à 10 %, alcool à 20 %) est un bon à usages multiples : pas de TVA à la vente, TVA au moment de l’utilisation sur ce qui est consommé, et aucune TVA si la carte expire sans être utilisée. Une carte « menu sans boissons » dont le taux est connu d’avance est un bon à usage unique : la TVA est due à la vente. Faites valider chaque format par votre expert-comptable.
Une carte cadeau vendue est-elle du chiffre d’affaires ?
Pas encore. C’est une dette (vous devez un repas), enregistrée au passif. Elle devient du chiffre d’affaires à l’utilisation, pour le montant utilisé. Si elle expire sans être utilisée, le montant devient un produit.
Quelle durée de validité choisir ?
Aucune durée minimale n’est imposée par la loi, mais la durée doit être clairement indiquée avant l’achat. Douze mois est la pratique la plus courante et la mieux acceptée. Et acceptez avec le sourire une carte présentée quelques semaines après la date : le refus coûte deux clients pour un repas que vous auriez servi.
Dois-je rembourser une carte cadeau ?
Vos conditions peuvent prévoir qu’elle n’est ni remboursable ni échangeable contre des espèces, à condition de l’indiquer avant l’achat. En cas de fermeture définitive de votre restaurant, la question se pose différemment : le bénéficiaire détient une créance sur vous.
Comment vendre des cartes cadeaux aux entreprises ?
Proposez-les en septembre aux entreprises et aux comités sociaux et économiques de votre quartier, pour Noël et les événements familiaux. Les cartes offertes aux salariés sont exonérées de cotisations sociales jusqu’à 200 € par événement et par salarié en 2026, si elles sont liées à un événement reconnu par l’Urssaf. Une commande de 25 cartes est encaissée d’un coup.
Comment faire utiliser les cartes plutôt que de les laisser expirer ?
En mettant les bénéficiaires dans votre fichier (avec leur accord) au moment de l’envoi de la carte, et en leur envoyant deux rappels, à trois mois et à un mois de l’expiration, avec le lien de réservation. Une carte utilisée est un nouveau client et une addition supérieure au montant ; une carte expirée n’a fait venir personne.
Faut-il une carte physique ou numérique ?
Les deux. La carte numérique (email avec code unique, envoi immédiat ou programmé) fait les ventes de dernière minute, le 24 décembre à 18h. La carte physique, belle, dans une enveloppe, fait les ventes en salle et plaît à ceux qui veulent quelque chose à glisser sous le sapin.
